Lux Obscura – 2017

Œuvre d’art publique permanente pour la ville de Montréal – Rue Emery

Installation vidéo
Aluminium, peinture électrostatique, affichage vidéo TFT, éclairage DEL , sytème de contrôle dynamique
Hauteur : 3.86m – Largeur : 2.1m – Profondeur : 0.65m

 

Collaborateurs au projet :

Dessins technique, fabrication et installation : Les boitiers Custom Metal
Intégration de l’éclairage et de l’affichage : Softbox Intégration
Animation et post-production vidéo : Ottoblix
Électrotechnique et programmation : Thomas Ouellet Fredericks
Design préliminaire : Jakob Lorenz et Olixfab
Vitrier : Vitrerie Armand
Ingénerie / structure : Concept Paradesign
Ingénerie / éléctrique : JFL service technique
Ingénerie / chauffage et ventillation : Novamech
Fondation, ancrage et lien électrique/réseau : Côté Jardin
Auteure : Nathalie Bachand

 

 

Lux Obscura est une installation luminocinétique formée de deux stèles monumentales érigés à vingt mètres de distance l’une de l’autre. Chacun des monolithes présentent une animation éditée en temps réel et en continu par un système électromécanique. Ces animations constituent des films sans début ni fin et sont programmées de manière à créer un perpétuel mouvement de poursuite entre des personnages à la présence fantomatique, rappelant l’un des thèmes emblématiques du film noir du milieu du 20em siècle. Réalisé à l’aide de moyens technologiques numériques, le principe d’animation à l’œuvre reste néanmoins fidèle à l’évocation d’une certaine tradition de l’image en mouvement. Les animations sont générées par l’assemblage de quatre pellicules TFT transparentes intégrées à la surface des stèles. Ces pellicules sont disposées en mosaïque, de manière à former un écran monumental qui génère des caches en mouvement. Un système d’éclairage dynamique intégré au sommet de l’œuvre permet non seulement de donner vie aux images, mais aussi de créer un jeu d’ombres et de lumières au sol.

Située sur la rue Émery, dans la rue piétonne devant le cinéma du Quartier Latin, l’œuvre est une forme d’hommage aux premières heures d’un cinéma, qui allait devenir l’une des plus importantes industries de notre époque. Son titre – composé du mot grec « lux » et du Latin « obscura », qui signifie littéralement « lumière sombre » – fait référence à l’esthétique du film noir : contraste de clair-obscur, noir et blanc. Important courant cinématographique des années 1940-1950, où la poursuite et la filature sont souvent au cœur d’intrigues et d’enquêtes policières, le film noir est emblématique d’un certain rapport d’anticipation à l’image en mouvement. C’est à la tombée du jour, alors que la nuit enveloppe la ville et ses rues, que l’œuvre se présente sous sa lumière optimale, dévoilant toute l’ampleur de sa dynamique visuelle aux passants.

 

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